Partir du bon pied

Partir du bon pied

Depuis quelques années, la course vole la vedette. À quoi bon s’entraîner au gym, quand on a seulement à chausser ses espadrilles et à ouvrir la porte de la maison ? Si la course est si populaire, c’est parce que c’est un sport accessible à tous et économique. Petite réserve : pour éviter les blessures, il faut s’y initier de la bonne façon!

Aujourd’hui, je fais le point en répondant aux questions de Manon du blogue «pas zen du tout », que j’ai initié à la course depuis l’été… et qui court actuellement plus de 30 minutes à son rythme!

Mireille, quels conseils donnerais-tu à un débutant ?

D’abord, il faut être en bonne condition physique et posséder un équipement adéquat, c’est-à-dire le bon soulier. On ne part pas courir avec ses vieux souliers de tennis qui traînent depuis 10 ans dans le placard !

Il faut aussi suivre une progression lente et respecter son corps. Chaque pas entraîne un impact dans le corps. Il faut donc y aller doucement pour que nos articulations et nos muscles/tendons s’habituent au stress mécanique.

 

Selon ton expérience, est-ce qu’on se fixe des objectifs irréalistes ou réalistes quand on se met à la course ?

Vouloir progresser trop vite, c’est monnaie courante… malheureusement. Courir 5 km en continu la première semaine ou un marathon dans les trois premiers mois d’entraînement n’est pas réaliste.

 

Il est préférable de se joindre à un groupe ou d’engager un entraîneur afin de partir du bon pied. De plus, il faudrait consulter un professionnel afin de concevoir un plan d’entraînement approprié à sa situation. Prenons un adolescent de 16 ans et un homme de 60 ans, qui souhaitent tous deux commencer à courir. Chacun aura besoin d’un plan qui conviendra à ses capacités physiques et à ses objectifs. Même chose pour une personne qui arrête la course pour une longue période à cause d’une blessure ou d’une maladie!

 

Avant de se mettre à la course, quelle devrait être la base acquise ?

Il faut avant tout être capable de marcher d’un bon rythme pendant 30 minutes et avoir validé avec son médecin sa capacité à réaliser un entraînement cardiovasculaire. Peu importe notre âge, courir entraîne des effets positifs sur la santé. Toutefois, une activité trop intense, combinée à une condition physique ou médicale particulière (diabète, problèmes cardiaques, arthrite, etc.) pourrait causer de sérieux problèmes de santé.

 

Pourquoi est-ce si important de se faire guider par un professionnel ?

Pour toutes les raisons que je viens de donner ! Ce n’est pas parce qu’on courait vite quand on était petit ou qu’on regarde une vidéo sur YouTube qu’on peut s’autoproclamer pro de la course.

Commencer à courir avec un entraîneur certifié, c’est la meilleure façon de partir du bon pied. Il vous montrera les techniques de base et saura vous guider pour que vous sachiez comment et quand vous entraîner.

Se joindre à un club ou à un groupe supervisé peut aussi vous donner la motivation de sortir par temps pluvieux ou froid. De plus, la bonne humeur est contagieuse et l’entraide, toujours au rendez-vous! Je le vois depuis plus de 6 ans dans mon club de course à Charlesbourg!

Comment éviter de tomber dans le piège du surentraînement ?

Il est primordial d’inclure des périodes de repos. Cela fait partie de l’entraînement. Les jours où on ne court pas, on bouge quand même, par exemple en faisant de la musculation, du vélo, de la natation ou du yoga.

Le problème, c’est quand les gens sont dans un pic de performance et ne sont plus capables de s’arrêter. Si vous éprouvez une grande fatigue et que la course n’est plus un plaisir mais un poids sur les épaules, questionnez-vous.

Pourquoi proposes-tu de combiner yoga et course ? Qu’est-ce qu’apporte le yoga ?

Pour 3 raisons : force, équilibre et souplesse.

Le yoga pour sportif permet de bouger différemment et de renforcer des muscles inutilisés par la pratique d’un sport d’endurance.

On travaille aussi l’équilibre comme composante de la bonne condition physique en réalisant des postures sur un ou deux pieds. Oui, oui… même sur deux pieds, on peut éprouver de la difficulté à garder son équilibre.

Soulager les tensions causées par une pratique sportive intense et acquérir plus de mobilité dans les régions clés comme les hanches, le dos et les épaules représentent les principaux objectifs.

 

Doit-on pratiquer le yoga avant ou après le sport ? Au réveil ou au coucher ?

Tel que vous pouvez le constater en visionnant mes capsules sur ma chaîne YouTube, on fera un yoga différent selon le moment de la journée. Le matin, les mouvements sont simples et dynamiques. Après l’entraînement, on peut miser sur des postures en force comme la planche et les fentes. En fin de journée, s’assoir sur son tapis (peut-être même devant la télé) et faire des mouvements qui vont nous redonner de la souplesse est bien plaisant.

 

En terminant, savais-tu Manon que les gens qui pratiquent le yoga chaque jour ont une plus grande connaissance de leur corps, des tensions et des douleurs qui peuvent apparaître ? Cela leur permet de prévenir et de mieux gérer les blessures chroniques courantes en course à pied.

 

Le livre de Manon sortira en novembre!  Le titre: Flirtez-vous avec le burn-out parental?  Vous pourrez y lire mon commentaire sur comment introduire l’activité physique dans sa vie pour longtemps!

 

Auteur

Mireille Massé

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